Dossiers : bonnes pratiques
Les sites qui ont fait peau neuve
[Février 2007]
Depuis plusieurs années, nous épinglons, chaque mois, les défauts et les qualités de sites web (belges en particulier). Comment ont évolué les sites que nous avons critiqués négativement il y a deux ou trois ans ? Ont-ils comblé leurs lacunes ? Certains oui, d’autres non. |
4 exemples à suivre
| revespourbruxelles.be | Joëlle Milquet
2.0 |
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[Prise d'écran - 10 février 2007 - |
La présidente du Centre Démocrate Humaniste (CDH), Joëlle Milquet, s’est revêtue d’un tout nouveau site web. Il y a deux ans et demi, nous avions critiqué sa communication brochuriste, statique en dehors des périodes électorales, peu interactive et à l’ergonomie douteuse. Sous le nom poétique de « rêves pour Bruxelles », le nouveau site de Joëlle Milquet apporte un vent de fraîcheur. La navigation est originale mais limpide : dans différentes matières correspondant à des problématiques de société, la responsable du CDH expose ses idées et s’ouvre aux critiques et aux suggestions. Joëlle Milquet s’est dotée de l’arsenal 2.0 : contributions externes, commentaires, sondages,… Sans tomber dans le café du commerce ou les généralités. Le design graphique est frais, personnel et convivial. L’ergonomie est devenue irréprochable. Le site se positionne intelligemment comme un outil de dialogue, relié par ailleurs au site officiel du parti, plus « institutionnel ». Une expérience à suivre. |
| mil.be |
Plus besoin de décodeur |
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[Prise d'écran - 10 février 2007 - |
En août 2004, nous avions critiqué le jargon administratif qui minait le site de recrutement de l’armée belge. Après avoir cheminé à travers des intitulés peu transparents, l’internaute se retrouvait devant des documents aux titres barbares (du genre : "Aperçu annuel Vol Recr CT 2004 datacor 130204.pdf") qui menaient vers des tableaux de recrutement difficiles à interpréter. Aujourd’hui, les choses ont beaucoup changé. Le site internet officiel de la Défense est devenu convivial. Il possède toute une section « Jobs » au contenu riche, actualisé et clairement segmenté. Tout y est : témoignages, forum de discussion, informations sur le contexte de travail, les grades, les composantes de l’armée,... Les places vacantes sont exprimées en termes de métiers, et non de jargon interne. Tous les détails pratiques sont fournis : description du poste, qualifications souhaitées, lieu de travail, personnes de contact, etc. Au fait, on cherche un trompettiste pour meubler les cérémonies militaires et appuyer la réception des chefs d’Etat. Si ça vous intéresse... |
| febelfin.be |
Beaucoup plus crédible |
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[Prise d'écran - 10 février 2007 - |
« Miséreux ». C’est le terme que nous avions utilisé, il y a un an et demi, pour décrire le site web de la fédération Febelfin, qui, à l’époque, battait tous les records d’amateurisme. Et bien, ce n’est plus le cas. La Fédération Belge du Secteur Financier vient d’enfiler un nouveau costume, bien plus élégant que l’ancien. Un costume classique mais efficace, qui sied à ce genre de clients. Les actualités sont nettement mieux intégrées. Avec archivage en prime. L’interface est clairement découpée. Certaines améliorations peuvent encore être conseillées, comme l’ajout de fonctions de diffusion (RSS ou e-mail), l’amélioration des FAQ (questions fréquemment posées) ou l’intégration de quelques données infographiques. Mais dans l’ensemble, il y a progrès. Gros progrès. |
| aucarillon.be | Mieux outillé pour
séduire la mariée |
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[Prise d'écran - 10 février 2007 - |
Pas facile, pour un artisan indépendant, de produire un site web professionnel. Il y a deux ans, nous avions épinglé les incohérences et lourdeurs graphiques du site internet du bijoutier Olivier Vanderstichèle. Aujourd’hui, le site a gagné aussi bien en élégance qu’en fonctionnalité. Les informations sont mieux canalisées. La page d’accueil contient une zone identitaire, un menu de navigation et une zone de contenu. Non plus un flot d’éléments dispersés. Le rapport image – texte est beaucoup mieux maîtrisé. Avec une photographie d’accroche au centre de la page, ainsi que l’étalage d’un échantillon de bijoux. Les images sont mieux compressées qu’auparavant. A l’intérieur (en particulier dans l’espace boutique), l’ergonomie reste perfectible. Mais globalement, le site s’est considérablement amélioré. |
4 exemples à ne pas suivre
| belga.be |
Monolithique
face aux mutations du monde de l'information |
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[Prise d'écran - 11 février 2007 - |
Depuis 4 ans, le site de l’agence de presse Belga n’a pas bougé. Certes, les nouvelles quotidiennes défilent dans le cadre graphique rigide qui a été adopté, mais le modèle reste inchangé. Un signe qui ne trompe pas : le copyright affiche la période 2001–2002… alors que nous sommes en 2007, n’est-ce pas ? De son côté, l’agence Reuters a décidé de s’ouvrir pleinement aux possibilités offertes par les nouveaux médias : flux RSS thématiques, podcasting, télévision interactive, blog, newsletters, contenus ciblés, espaces publicitaires… Reuters expérimente. Belga s’engourdit. Est-ce une question d’échelle ? Belga mise-t-elle uniquement sur ses clients acquis ? Lui arrive-t-elle de penser à sa survie ? Car son site web pourrait bénéficier d’un bien meilleur référencement. Il pourrait servir à aiguiser la prospection commerciale, voire même jouer un rôle dans la collecte d’information. Est-ce souhaitable qu’une agence de presse reste aussi attentiste face à un monde de l’information en profonde mutation ? Rassurons-nous : certains font pire. Comme le tragique www.dpa.de de l’agence de presse allemande – Deutsche Presse-Agentur. |
| stib.be |
Continue
de noyer son potentiel |
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[Prise d'écran - 11 février 2007 - |
La société des transports intercommunaux bruxellois (STIB) possède une application puissante, capable de jongler avec les combinaisons horaires, de calculer les itinéraires, de parfaire les correspondances, en fonction de critères multiples. J’ai rendez-vous place De Brouckère à 13h45. A quelle heure dois-je partir de Mons et quels transports dois-je emprunter ? Des milliers d’utilisateurs sont potentiellement intéressés par ce type d’information. Malheureusement, l’application phare de la STIB n’est pas des plus accessibles. Sur la page d’accueil, une quarantaine de contenus se font concurrence. Certains ont une importance marginale et viennent noyer l’accès à la recherche d’itinéraire. Quelques tests utilisateurs informels nous ont permis de vérifier que l’existence de ce service échappe à certains. Une fois à l’intérieur, l’utilisateur moyen se perd dans des options complexes et pas toujours intuitives. Le moteur de l’application semble performant. Il est simplement mal interfacé. Un ergonome, SVP ! |
| jodoigne.be |
Cherche
sa cohérence, entre naïveté et technicité |
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[Prise d'écran - 11 février 2007 - |
Le site web de la ville de Jodoigne regorge d’informations utiles. C’est un site web actif qui rend certainement service à plus d’un. Malheureusement, le dynamisme du webmaster n’est pas canalisé, faute d’une maquette cohérente. En 2005, nous avions déjà épinglé une série de problèmes d’ergonomie et de contenu. Aujourd’hui, en 2007, le site web de Jodoigne nous apparaît encore plus dispersé. Surtout en amont. Deux pages d’accueil se font désormais concurrence. En plein centre de la première page, un grand titre annonce : « Infos en RSS – Découvrez les dernières infos grâce à le technologie des flux RSS ». Pour 90% de la population, ce titre est du Chinois. Et pour les plus branchés, qui comprennent le terme « RSS », ce même titre est trompeur, car la page ne propose pas l’abonnement à un flux. Elle se contente de faire défiler des news. Plus bas, un lien mène vers le « site officiel de la ville de Jodoigne ». Ah bon ? Et où sommes-nous dans ce cas ? La seconde page d’accueil (la vraie ?) contient un discours de bienvenue digne de la préhistoire du Web. Ce qui crée, entre les deux pages, un décalage de ton insolite. |
| solvayjobs.be | Excès
de fonctionnalités et défauts de finition |
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[Prise d'écran - 11 février 2007 - |
Qu’est-ce qui a changé depuis l’été 2004 chez Solvay Jobs Belgium ? Pas grand-chose. La complexité des critères proposés reste en décalage total avec le volume de l’offre. L’utilisateur a la possibilité de combiner 4 critères différents en mode recherche simple, et 12 critères en mode recherche avancée. Il fait son choix dans des listes qui contiennent jusqu’à 17 options. Or, cinq offres d’emploi étaient disponibles lors de notre visite. Imaginez les probabilités de tomber sur zéro résultat. Ironie du sort : lorsqu’on décide d’afficher la liste de tous les postes, une option est proposée pour changer le nombre d’offres affichées (dix par défaut). La mise en page (typographie, occupation de l’espace) est peu attrayante. Plutôt que d’encombrer la page d’options inutiles, les gestionnaires du site pourraient renforcer la visibilité et l’attrait des quelques offres disponibles. On comprend fort bien qu’une société de la taille de Solvay ait besoin d’un outil de gestion de contenu robuste. Mais, dans des sections aussi déterminantes pour l’image de l’entreprise, il nous semble important de paramétrer convenablement l’outil et la mise en forme. |
NDLR : L'objectif de la présente rubrique est de mettre en évidence certaines faiblesses et certains points forts ponctuels d'une série de sites internet. Il ne s'agit en aucun cas d'une évaluation globale et définitive des sites web.
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